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Ternant , d’un siècle à l’autre. Ternant est la commune située à l’extrémité sud-est du canton : tout à fait « Entre Loire et Morvan », caractérisé par la vallée de la Cressonne à l’ouest et les bois de « Chauffages » ou de « Satenot » au Nord-Est, ce qui offrent un paysage varié aux promeneurs qui empruntent les chemins de randonnées.
Des traces de stations préhistoriques, apparaissant en plusieurs endroits, attestent une présence très ancienne sur le territoire de Ternant. La commune est riche de son histoire archéologique et géologique : une carrière de chaux agricole est encore en activité.
Au début du 19ème siècle, Louis MALVY, instituteur à Ternant, Homme de Lettres, Membre et lauréat de plusieurs Académies littéraires et poétiques de France écrivait « au point de vue géologique, la commune de Ternant et certainement l’une des plus intéressants de la France entière….la seule où l’on rencontre des gisements fossilifères importants et où l’on puisse faire une étude stratigraphique des terrains primaires…. »
En début de 19ème siècle les terres incultes sont rares et les moindres surfaces sont utilisées. Les cultures étaient plus importantes et se répartissaient ainsi :
- Betteraves fourragères – 15 ha
- Pairies artificielles (trèfle) – 70 ha
- Prairies temporaires – 100 ha
Alors que 500 hl de vin étaient produits au début du 19ème siècle, seulement 40 hl étaient déclarés en 1999 ; l’hectare de blé produisait 10 Quintaux (contre 60 en moyenne actuellement)l l’ha d’orge produisait 6 Qtx (contre 50 aujourd’hui).
L’élevage des races bovine et porcine s’est développé ensuite.
Aujourd’hui seulement 240 personnes habitent sur ce territoire de 1938 ha ; bien que la population n’ait pas diminué entre les deux derniers recensement, nous sommes loin du maximum de population atteint en 1876 : 945 habitants ! En 1900, le nombred’habitants était de 850, soit 44 habitants au km2 !
En 1900 il y avait en moyenne 23 naissances, 17 décès et 6 mariages. Les moyennes au fin du 19ème siècle sont 7 fois moindre !
Bien que les professions n’étaient pasa nettement définies, car tel qui travaillait le bois en hiver, était carries au printemps et vigneron ou journalier en été. Cependant on pouvait compter au début du 19ème siècle :
- 40 carriers et chaufourniers
- 80 petits propriétaires ou journaliers
- 1 quincaillerie-vaisselle
Alors que Emile LOUBET était président de la république, en 1900, Monsieur Diétot NEANT était maire de Ternant. Des extraits de délibération de l’époque, nous avons noté que les questions ‘d’actualité’ concernant : la construction ‘d’une maison d’école et d’une mairie’ pour 5450 Euro; le refus de relier la commune au réseau téléphonique départemental ; la lite des répartiteurs ; la nomination d’un délégué pour la visite du bétail dans la commune ;…
Aujourd’hui la commune est toujours dynamique !
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